Margo rangea sa trousse dans son sac et remit un meche rebelle derrière son oreille, retrouvant par la même occasion son pinceau égaré dont elle se servi comme d'un pic à cheveux. Elle attrapa son bloc resté sur l'herbe et le rangea à son tour. Passant la bandoulière de son sac par dessus son épaule, elle se releva et épousseta sa salopette. Une nouvelle fois, elle remit nerveusement ses cheveux derrière son oreille.
Elle coupa par le bois pour rentrer chez elle, elle le faisait à chaque fois qu'elle savait Arthur chez lui. Pas la peine de venir en plus chercher le conflit. Elle soupira, repensant à leurs années passées. Tant de choses les opposaient à présent. Et pourtant, au fond de son coeur, elle le savait, elle regrettait. Oh combien de fois avait elle eut envie d'aller le voir et lui demander de tout oublier ! Tout cela en pure perte. Elle serra les dents. A quoi bon ressasser le passé ? Le temps les avait séparé. Elle n'y pouvait rien. Elle soupira et sauta la barrière qui délimitait l'arrière de son jardin. Elle passa en coup de vent dans la cuisine pour chipper quelque chose pour grignoter et grimpa l'escalier qui menait à sa chambre quatre à quatre. Elle fermait la porte derrière elle quand l'orage éclata. Elle s'adossa à la porte et sourit, fermant les yeux.
Arthur regardait les gouttes couler le long de sa vitre. Leur mélodie le berçait doucement. Rouvrant les yeux, il regarda la forêt. Il laissa ses pensées s'égarer un moment. Aujourd'hui encore, elle avait dû aller dans la forêt pour dessiner. Il la voyait, assise en tailleur sous le gros saule, le bloc sur les genoux, le pinceau sur l'oreille.
Quelle bêtise ! Il alla s'étendre sur son lit. Les vacances lui paraissaient toujours bien longue. Ca n'avait pas toujours été le cas. Mais depuis qu'ils s'étaient fâchés, si. Il se retourna et posa sa main sur son mur, comme pour se persuader qu'il ne rêvait pas. Il aurait tant voulu pouvoir effacer ce qui s'était passé.Cette fois là, et toutes celles qui suivirent. Pourquoi est ce que le désir du groupe obscurcissait toujours sa vue ? Il se mordit la langue. *Arrête Arthur. Tu sais à quel point tout cela est futil. Plus rien ne sera jamais comme avant.*
Le téléphone sonna trois fois dans le vide avant que la jeune fille ne réponde. Encore ses parents qui prévenaient qui dinaient dehors. Elle roula et sur le dos et regada le plafond au dessus de sa tête. toujours les mêmes fissures. Et toujours les mêmes blessures dans son coeur. Elle se rappelait de ce jour là comme de la veille. Elle avait toujours été différente. Hors sujet disaient certaines. Mais peu lui importait. Elle s'habillait comme elle le voulait, vivait sa vie avec passion. Et avec Arthur. Mais ce jour là avait été le pire de sa vie. Comme à son habitude, elle était venue lui dire bonjour ce matin là, alors qu'il bavardait avec ses amis. ceux-là ne l'avaient jamais vraiment appréciée. Mais qui appréciaient-ils de toute manière ? Pour elle, tout cela était sans importance. Mais ce jour là, ils avaient lancé la pierre. Et Arthur ne l'avait pas défendue. En fait, Arthur avait rit avec eux.
Des larmes s'échapèrent de sous ses paupières et roulèrent sur ses joues lorsqu'elle frappa le matelas sous elle de ses poings serrés. Elle était tellement impuissante. Elle le haïssait...
La nuit était tombée et il pleuvait encore. Les yeux fermés, le visage ouvert au ciel, elle laissait la pluie emporter ses larmes. Il faisait froid, elle frissonait. Un éclair éclaira les alentours et le tonnerre gronda de manière presque simultanée. Ses dents claquaient mais elle ne rentrait pas. Elle n'avait plus envie de rien.
La porte claqua derrière lui. Un éclair illumina le paysage qui l'entourait juste assez longtemps pour qu'il la voit dressée au milieu des éléments. *C'est fou d'aimer l'orage à ce point !* Ses cheveux dégoulinaient d'eau de plus dans son cou. Son sweater était déjà trempé alors qu'il n'était dehors que depuis quelques minutes. marchant dans le noir sans repère, connaissant le chemin de sa maison à la sienne, Arthur s'avança sous la pluie battante jusqu'a Margo.
Elle ne l'avait pas entendu arriver, elle lui tournait le dos et elle sursauta quand ses bras se refermèrent sur elle. Elle sentait son odeur malgré la pluie, sa chaleur dans son dos malgré leurs vêtements mouillés. Ses larmes asséchées recommencèrent à couler, elle se blotti plus fort contre lui et elle senti qu'il l'enserrait plus fort.
Arthur la sentit frissonner comme une biche lorsqu'il l'enlaça. Elle ne bougeait plus mais il sentait qu'elle pleurait. Désemparé, le coeur lourd, il la serra plus fort contre lui. Il se sentait tellement impuissant et stupide. Il voulait simplement que tout redevienne comme avant. Alors, doucement, il murmura à son oreille les seuls mots qui lui semblaient appropriés, ces mots souvent inutiles, rarement sincères, mais qu'aucuns ne remplaçaient.
"Excuse moi"
Il ne rajouta rien mais sentit des gouttes sur ses joues. Il ne savait plus si il s'agissait de pluie ou de larmes. Plus rien n'importait. Juste leur étreinte, peut-être la dernière. Il aurait voulu lui dire à quel point il regrettait, mais il savait que les mots étaient inutiles, qu'ils n'auraient qu'ajouté à leur souffrance, qu'ils les auraient encore séparés davantage.
Elle se surprit elle même par son geste. Entre les deux bras de son ami, elle se retourna pour lui faire face et sans un mot, cherchant instinctivement ses lèvres, elle l'embrassa.
Elle coupa par le bois pour rentrer chez elle, elle le faisait à chaque fois qu'elle savait Arthur chez lui. Pas la peine de venir en plus chercher le conflit. Elle soupira, repensant à leurs années passées. Tant de choses les opposaient à présent. Et pourtant, au fond de son coeur, elle le savait, elle regrettait. Oh combien de fois avait elle eut envie d'aller le voir et lui demander de tout oublier ! Tout cela en pure perte. Elle serra les dents. A quoi bon ressasser le passé ? Le temps les avait séparé. Elle n'y pouvait rien. Elle soupira et sauta la barrière qui délimitait l'arrière de son jardin. Elle passa en coup de vent dans la cuisine pour chipper quelque chose pour grignoter et grimpa l'escalier qui menait à sa chambre quatre à quatre. Elle fermait la porte derrière elle quand l'orage éclata. Elle s'adossa à la porte et sourit, fermant les yeux.
Arthur regardait les gouttes couler le long de sa vitre. Leur mélodie le berçait doucement. Rouvrant les yeux, il regarda la forêt. Il laissa ses pensées s'égarer un moment. Aujourd'hui encore, elle avait dû aller dans la forêt pour dessiner. Il la voyait, assise en tailleur sous le gros saule, le bloc sur les genoux, le pinceau sur l'oreille.
Quelle bêtise ! Il alla s'étendre sur son lit. Les vacances lui paraissaient toujours bien longue. Ca n'avait pas toujours été le cas. Mais depuis qu'ils s'étaient fâchés, si. Il se retourna et posa sa main sur son mur, comme pour se persuader qu'il ne rêvait pas. Il aurait tant voulu pouvoir effacer ce qui s'était passé.Cette fois là, et toutes celles qui suivirent. Pourquoi est ce que le désir du groupe obscurcissait toujours sa vue ? Il se mordit la langue. *Arrête Arthur. Tu sais à quel point tout cela est futil. Plus rien ne sera jamais comme avant.*
Le téléphone sonna trois fois dans le vide avant que la jeune fille ne réponde. Encore ses parents qui prévenaient qui dinaient dehors. Elle roula et sur le dos et regada le plafond au dessus de sa tête. toujours les mêmes fissures. Et toujours les mêmes blessures dans son coeur. Elle se rappelait de ce jour là comme de la veille. Elle avait toujours été différente. Hors sujet disaient certaines. Mais peu lui importait. Elle s'habillait comme elle le voulait, vivait sa vie avec passion. Et avec Arthur. Mais ce jour là avait été le pire de sa vie. Comme à son habitude, elle était venue lui dire bonjour ce matin là, alors qu'il bavardait avec ses amis. ceux-là ne l'avaient jamais vraiment appréciée. Mais qui appréciaient-ils de toute manière ? Pour elle, tout cela était sans importance. Mais ce jour là, ils avaient lancé la pierre. Et Arthur ne l'avait pas défendue. En fait, Arthur avait rit avec eux.
Des larmes s'échapèrent de sous ses paupières et roulèrent sur ses joues lorsqu'elle frappa le matelas sous elle de ses poings serrés. Elle était tellement impuissante. Elle le haïssait...
La nuit était tombée et il pleuvait encore. Les yeux fermés, le visage ouvert au ciel, elle laissait la pluie emporter ses larmes. Il faisait froid, elle frissonait. Un éclair éclaira les alentours et le tonnerre gronda de manière presque simultanée. Ses dents claquaient mais elle ne rentrait pas. Elle n'avait plus envie de rien.
La porte claqua derrière lui. Un éclair illumina le paysage qui l'entourait juste assez longtemps pour qu'il la voit dressée au milieu des éléments. *C'est fou d'aimer l'orage à ce point !* Ses cheveux dégoulinaient d'eau de plus dans son cou. Son sweater était déjà trempé alors qu'il n'était dehors que depuis quelques minutes. marchant dans le noir sans repère, connaissant le chemin de sa maison à la sienne, Arthur s'avança sous la pluie battante jusqu'a Margo.
Elle ne l'avait pas entendu arriver, elle lui tournait le dos et elle sursauta quand ses bras se refermèrent sur elle. Elle sentait son odeur malgré la pluie, sa chaleur dans son dos malgré leurs vêtements mouillés. Ses larmes asséchées recommencèrent à couler, elle se blotti plus fort contre lui et elle senti qu'il l'enserrait plus fort.
Arthur la sentit frissonner comme une biche lorsqu'il l'enlaça. Elle ne bougeait plus mais il sentait qu'elle pleurait. Désemparé, le coeur lourd, il la serra plus fort contre lui. Il se sentait tellement impuissant et stupide. Il voulait simplement que tout redevienne comme avant. Alors, doucement, il murmura à son oreille les seuls mots qui lui semblaient appropriés, ces mots souvent inutiles, rarement sincères, mais qu'aucuns ne remplaçaient.
"Excuse moi"
Il ne rajouta rien mais sentit des gouttes sur ses joues. Il ne savait plus si il s'agissait de pluie ou de larmes. Plus rien n'importait. Juste leur étreinte, peut-être la dernière. Il aurait voulu lui dire à quel point il regrettait, mais il savait que les mots étaient inutiles, qu'ils n'auraient qu'ajouté à leur souffrance, qu'ils les auraient encore séparés davantage.
Elle se surprit elle même par son geste. Entre les deux bras de son ami, elle se retourna pour lui faire face et sans un mot, cherchant instinctivement ses lèvres, elle l'embrassa.




